Zone de Texte: Chaque année, on consomme près de 525 millions de bananes au Québec. Si, jusqu'à tout récemment, cette consommation massive était souvent synonyme de piètres conditions de travail pour les producteurs du Sud et de culture très dommageable pour l'environnement, aujourd'hui, elle peut être porteuse de changement. 

Afin de vendre le plus grand nombre de bananes possible à des prix raisonnables, les multinationales font tout ce qu'elles peuvent pour réduire les coûts de production. Ceux qui en écopent sont les travailleurs, qui doivent cultiver leurs bananes dans des conditions difficiles qui ne respectent que rarement l'environnement.
Pour empêcher la propagation de maladies néfastes pour le commerce, d'imposantes quantités de pesticides et de fongicides sont pulvérisées chaque année dans les plantations. À titre d'exemple, une plantation traditionnelle en Amérique centrale reçoit annuellement environ 30 kilos de pesticides par hectare. Une incroyable quantité de ces pesticides pulvérisés par avion se perd dans l'environnement. Les produits chimiques se retrouvent ainsi dispersés dans le sol et les cours d'eau, affectant la chaîne Zone de Texte: alimentaire. Aussi, de nombreux travailleurs souffrent de maladies causées par l'utilisation de pesticides, comme des cancers de la peau, des problèmes de stérilité et d'invalidité, ainsi que des anomalies congénitales.
Là où on cultive la banane équitable, la réalité quotidienne est toute autre. La certification équitable assure aux travailleurs des bananières un prix plancher pour leur ouvrage. De plus, ils obtiennent une prime sociale qui doit être réinvestie dans le développement local. Celle-ci permet l'implantation de projets bénéficiant à l'ensemble de la population.
En matière d'environnement aussi, les choses sont différentes. Comme c'est toujours le cas pour les produits certifiés équitables, les producteurs de bananes doivent respecter la réglementation écologique nationale et internationale, y compris l'interdiction d'utiliser des pesticides proscrits. Encouragés à respecter l'environnement, la majorité des producteurs de bananes équitables sont aussi certifiés biologiques. «En tant que consommateur, on se dit souvent que le bio est bon pour notre santé. Mais, si on pense aussi à la santé des producteurs, c'est fou ce que le Zone de Texte: bio peut changer pour eux! Ça leur permet de travailler dans des conditions beaucoup plus saines et leur qualité de vie en bénéficie grandement», souligne Danielle Marchesseault, cofondatrice d'Équicosta, une entreprise familiale québécoise offrant aux consommateurs des produits de haute qualité, certifiés équitables et biologiques.
Les bananes d'Équicosta proviennent de l'Équateur et, en plus d'être certifiées équitables par l'organisme Transfair Canada, sont reconnues comme biologiques par Écocert.
 «Un des principes du commerce équitable, c'est de procurer un revenu régulier et stable aux producteurs.  On  découvre que la banane était l'un des aliments les plus consommés au monde et que sa culture traditionnelle était particulièrement polluante. Désormais, les Québécois ont la possibilité de changer le monde... une banane à la fois ! »
À l’Essentielle vous pouvez trouver d’autres produits certifiés équitables, soit : des confitures, du thé, du café et du chocolat.
De « Changer le monde... une banane à la fois! » par Émilie Corriveau, Le Devoir.

Les bananes équitables et biologiques

Zone de Texte: Date de parution 
Zone de Texte:  Décembre 2009, Janvier  2010 , n° 50
Zone de Texte: Dans ce numéro :
La circulaire Santé de

Les bananes
équitables
et biologiques

1

Dinde farcie à

la  brésilienne

2

Tarte aux pommes

2

Effets positifs du miel sur la santé

3

Glucides ,
mode d’emploi

3

Livre de recette
La Fine Fleur d’Ail

3