Zone de Texte: En 2007, une étude britannique publiée dans The Lancet a établi un lien entre les colorants alimentaires et l’hyperactivité chez les enfants de 3 ans à 9 ans. Selon les auteurs de cette étude, les enfants qui ont pris ces substances pendant de nombreuses années ont plus de probabilité de présenter des signes d'hyperactivité. L'étude était assez sérieuse pour convaincre les autorités anglaises d'interdire les six colorants alimentaires qui avaient été utilisés pour la réaliser. Au Canada, trois de ces colorants sont autorisés: le rouge allura, le jaune soleil FCF et la tartrazine.
Le problème, c’est que l’emballage ne le mentionne pas systématiquement. Le fabricant peut simplement inscrire « colorant ». Santé Canada est en train de réviser cette règle. En attendant, mieux vaut se méfier des croustilles jaune fluorescent et des bonbons  multicolores. La mauvaise presse des colorants alimentaires chimiques a toutefois convaincu certains fabricants de les remplacer par des colorants naturels, ce qu’ils affichent fièrement sur leurs emballages. 
Depuis peu, les fabricants alimentaires européens qui utilisent certains colorants doivent non seulement les identifier sur l'étiquette de leurs produits, Zone de Texte: mais y ajouter la mention suivante: «peut avoir des effets indésirables sur l'activité et l'attention des enfants». 
Santé Canada, l'organisme de réglementation songe à réviser sa politique d'étiquetage pour les colorants alimentaires. Il n'est pour l'instant pas question d'interdire l'utilisation de certains colorants déjà approuvés, mais Santé Canada souhaite qu'ils soient plus facilement identifiables sur les produits. On pourrait donc obliger les fabricants à noter tous les colorants qu'ils utilisent, dans le détail, plutôt que de les cacher derrière la notion générique de «couleur». 
Le Centre pour la science dans l'intérêt public a fait une recension des politiques scolaires canadiennes et a réalisé qu'aucune contenait des indications sur les colorants alimentaires.
Dans sa recommandation à Santé Canada, le Centre demande qu'on sorte les colorants alimentaires des écoles. Que les produits qui sont vendus dans les machines distributrices et qui sont utilisés dans les cuisines de cafétérias d'école ne contiennent aucun colorant chimique.
«J'ai de la difficulté à m'imaginer que nous vivons dans un monde où les fabricants mettent des cosmétiques dans leurs aliments pour obtenir des couleurs artificielles et que des Zone de Texte: enfants doivent ensuite prendre des médicaments pour réduire leur hyperactivité», dit Bill Jeffrey. Il pose la question suivante: «Pourquoi simuler artificiellement des couleurs quand on peut utiliser le produit original?»
L'avantage: la déclaration obligatoire pourrait mener à une émergence des colorants naturels. Car on imagine mal, par exemple, la section déjeuner du supermarché sans ses céréales roses et bleues. Les fabricants des produits destinés aux enfants pourraient chercher des solutions de rechange moins rébarbatives pour les parents. Cela se fait déjà: dans la section des bonbons, certaines versions biologiques proposent des petits ours gélatineux (Surf Sweets vendus L’Essentielle) dont l'éclat vient de la betterave, de la carotte et du curcuma! 
Au Québec, une petite firme a fait des couleurs alimentaires naturelles sa spécialité. Colarome utilise du chou rouge, de la chlorophylle, du paprika et de la carotte.
Sources: « Les couleurs, celles qu’on ne veut pas » et « Les colorants alimentaires perdent de leur éclat » . Stéphanie Bérubé – LaPresse sept. 2010 et http://www.e-sante.fr/troubles-comportement-additifs-hyperactivite-enfant-doute-NN_13349-120-7.htm
Zone de Texte: Les colorants alimentaires et l’hyperactivité
Zone de Texte: Date de parution
Zone de Texte:  Septembre/Octobre 2010, n° 58

Colorant alimentaires et hyperactivité

1

Potage à la courge musquée

2

Gâteau aux pommes

2

Cuisiner avec les plantes médicinales

3

La circulaire Santé de