NaturSac : http://www.natursac.com/accueilnatursac.htm

 

Le sac supposément bio-dégradable de Métro (ils sont plutôt oxo-dégradable), fabriqué par NaturSac, une entreprise québécoise, oups non plutôt distribué par elle et produit en europe…., est fait de polyéthylène auquel on ajoute un additif chimique permettant sa dégradation en 12 mois… Donc, il s’agit encore là de pétrole, simplement qu’il ne prend pas 400 ans à se dégrader.

 

Messages contradictoires

« Tel que mentionné précédemment, la promotion des sacs dégradables peut envoyer des

messages contradictoires aux utilisateurs.2 En effet, ceux-ci peuvent voir dans la dégradabilité

des sacs la solution à tous les problèmes causés par l’utilisation inconsidérée des sacs

d’emplettes, alors que ce n’est pas le cas. L’analyse de cycle de vie des sacs montre que la

meilleure approche est de n’utiliser aucun sac lorsque cela est possible, d’en réduire le nombre

le plus possible ou d’opter pour des sacs réutilisables. » (Recyc-Québec, 2005, p. 8) http://www.ecocontribution.com/Petitions/390/zSacs_d912.pdf

 

Recyc-Québec mentionne que la réglementation visant l’abolition des sacs de plastique conventionnels ne règle pas vraiment le problème, car ils sont à ce moment remplacés par des sacs dégradables, mais cela ne contribue pas à réduire à la source, ce qui est la première règle des 3R. (Recyc-Québec, 2007, p. 4,

http://www.recyc-quebec.gouv.qc.ca/Upload/Publications/MICI/Avis-SacsEmplettes-RQ-2007.pdf)

 

Données sur la diminution de l’utilisation des sacs de plastique :

« Selon le Conseil canadien des distributeurs en alimentation (CCDA), plus de 4 millions de

sacs réutilisables ont été vendus au Québec depuis leur introduction en 2005, ce qui représente une réduction

potentielle de près de 20 %.6 L’Association des détaillants en alimentation du Québec (ADA) a réalisé, au

printemps dernier, un sondage auprès de ses membres dans lequel on abordait la question des sacs. Les

résultats révèlent qu’une diminution appréciable de l’utilisation des sacs de plastique conventionnels

(basée sur les achats) a été observée. Considérant certaines variables, dont le type de commerce, la surface

et l’emplacement, cette diminution varie entre 15 et 35 %. » (Recyc-Québec, 2007, p. 4,

http://www.recyc-quebec.gouv.qc.ca/Upload/Publications/MICI/Avis-SacsEmplettes-RQ-2007.pdf)

 

Selon Recyc-Québec, l’utilisation du pétrole dans la fabrication des sacs de plastique n’est le problème le plus préoccupant lorsque mis en perspective avec l’utilisation générale du pétrole (moins de 0,1%). Ni d’ailleurs le poids que cela représente dans les sites d’enfouissement. Par contre, le fait que seulement 50% des sacs peuvent être réutilisés (comme sac à déchets notamment) ou recyclés (étant donné qu’ils se déchirent et se souillent…) Par contre, les marchés pour la fibre de plastique recyclé se trouvent en Asie (donc encore du pétrole pour exporter le tout!) (Recyc-Québec, 2007, p. 5-6, http://www.recyc-quebec.gouv.qc.ca/Upload/Publications/MICI/Avis-SacsEmplettes-RQ-2007.pdf)

 

La biodégradation des sacs n’est pas uniforme et peut produire davantage de gaz à effet de serre :

« Dans la majorité des lieux d’enfouissement au Québec, les matières enfouies

sont compactées afin de limiter le processus de décomposition. On crée ainsi des cellules d’enfouissement

dépourvues d’oxygène (anaérobiques). Dans ces conditions, les matières organiques, incluant les sacs de

plastique dégradables, se biodégraderont plus lentement et généreront, entre autres, du dioxyde de carbone

(CO2) et du méthane (CH4), qui sont des gaz à effet de serre. La biodégradation des sacs en condition

d’enfouissement pourrait possiblement contribuer à une intensification des eaux de lixiviation25. Enfin, il

existe à ce jour très peu d’études objectives sur l’impact des sacs dégradables dans des conditions d’enfouissement.

Bref, la biodégradation des sacs de plastique est une propriété utile à la gestion des matières résiduelles

organiques, mais elle présente peu de valeur ajoutée en ce qui a trait à l’élimination par enfouissement. » (Recyc-Québec, 2007, p. 13,

http://www.recyc-quebec.gouv.qc.ca/Upload/Publications/MICI/Avis-SacsEmplettes-RQ-2007.pdf)

 

Là où le bas blesse c’est lorsqu’ils se retrouvent dans la nature :

« Malheureusement, une certaine quantité de sacs de plastique (quoique non chiffrée) se retrouve dispersée

par le vent dans l’environnement. En plus d’être une nuisance visuelle, les sacs de plastique égarés ont des

impacts importants sur les écosystèmes terrestres et marins. La faune ailée et marine est particulièrement

affectée par les sacs de plastique égarés. Selon Environnement Canada, plusieurs animaux marins, tels que

les poissons, les dauphins, les baleines, les tortues et les oiseaux, sont affectés par les débris de plastique,

dont les sacs de plastique, qu’ils confondent avec de la nourriture. » (Recyc-Québec, 2007, p. 7,

http://www.recyc-quebec.gouv.qc.ca/Upload/Publications/MICI/Avis-SacsEmplettes-RQ-2007.pdf)

 

Le problème avec les sacs bio-dégradables (amidon) :

leur fabrication implique la culture de matières premières (maïs, pomme de terre, etc.) et cela implique différents problèmes liés à l’agriculture conventionnelle, alors que le tout peut être correct dans le cas de l’agriculture biologique (Recyc-Québec, 2007, p. 9,

 http://www.recyc-quebec.gouv.qc.ca/Upload/Publications/MICI/Avis-SacsEmplettes-RQ-2007.pdf)

 

 

PRINCIPAUX CONSTATS ressortant du document suivant de

« À la suite de l’évaluation de l’impact environnemental des divers sacs d’emplettes ainsi que de la revue des

différentes analyses de cycle de vie (ACV) et études réalisées sur la question, les principaux constats sont

les suivants :

La réduction à la source est la meilleure option pour répondre à la problématique des sacs d’emplettes.

L’utilisation d’un sac réutilisable favorise la réduction et a un moindre impact environnemental que

tous les autres types de sacs d’emplettes. Cette pratique implique un changement de comportement

de la part des consommateurs.

La majorité des ACV consultées place le sac de plastique conventionnel avant le sac dégradable,

à condition qu’il soit réemployé et recyclé en fin de vie utile.

Il y a peu d’avantages associés à l’utilisation de sacs dégradables en remplacement des sacs

conventionnels, à l’exception de leur usage dans le cadre de la collecte des matières organiques

et lorsqu’ils se retrouvent dans l’environnement naturel.

Les sacs dégradables certifiés comme étant compostables (certification BNQ) peuvent être

compostés au moyen d’une collecte des matières organiques.

Selon l’étude du CRIQ (2007)b, les sacs dégradables n’ont pas tous le même comportement

lorsqu’ils sont mélangés avec les sacs de plastique conventionnels. Aussi, les sacs dégradables

d’une même catégorie présentent des différences significatives. Les deux sacs biodégradables

à base de biopolymères étudiés ne sont pas compatibles avec la filière de recyclage des sacs de

plastique conventionnels. Le sac oxo-biodégradable de type NéoSac étudié ne peut être considéré

comme étant parfaitement compatible avec cette filière. Seul le sac de type EPI étudié est compatible

avec la filière de recyclage des sacs de plastique conventionnels et pourrait, par conséquent, être

déposé dans le bac de récupération avec les sacs conventionnels.

Les ACV consultées placent les sacs de papier en dernier en raison de leur impact environnemental

à la production. Néanmoins, ceux-ci peuvent être réemployés, recyclés et compostés. » (Recyc-Québec, 2007, p. 18,

 http://www.recyc-quebec.gouv.qc.ca/Upload/Publications/MICI/Avis-SacsEmplettes-RQ-2007.pdf)

 

 

 

 

Zone de Texte: Source : Recyc-Québec, 2007, p. 19
Avis sur les sacs d’emplettes. Évaluation de leur impact environnemental